Suite à la volonté de répression policière dont ils et elles sont victimes, Vendredi 28 avril, #NuitDebout interpelle le Conseil municipal de Clermont-Fd. 
Au lieu d'entendre, le Maire de Clermont-Ferrand joue la provocation et fait donner de la matraque en plein Conseil municipal. 
S'ensuivent : des violences policières à l'encontre de #NuitDebout, d'élu-e-s du Conseil municipal et de clermontois-e-s qui n'avaient rien à voir avec les événements et qui se trouvaient aux abords de la Mairie, un syndicaliste arrêté, placé en détention provisoire et accusé injustement... 
Ce site et son appel se veulent une réaction démocratique et citoyenne face à une telle décision et ses violences qui constituent une première dans notre ville. Plus jamais ça ! Démocratie donc retrait de la loi travail !

Communiqué | Communistes, Républicains, FDG

Conseil municipal de Clermont-Ferrand :
La répression n’est pas la démocratie !


Le Conseil municipal de la Ville de Clermont-Ferrand du vendredi 29 avril 2016 s’est tenu dans une ambiance électrique pour se terminer par une violente intervention des forces de l’ordre venues procéder à l’évacuation « manu militari » des militant-e-s du mouvement « Nuit Debout » présents dans le public.

Devant les violences utilisées par la police nationale, dans l’enceinte même du Conseil municipal, nous, élu-e-s du groupe Communiste et républicain – Front de gauche, avons quitté la séance pour ne pas cautionner ces actes après avoir prévenu à plusieurs reprises le Maire que le recours à la force publique était une mauvaise solution.

Le procédé a été brutal. Les matraques et les tasers ont été utilisés pour accélérer l’expulsion des militant-e-s. Les scènes auxquelles nous avons assistées ne sont pas dignes de la République et démontrent à quel point l’Etat d’urgence, décrétée par le Président de la République, est une impasse.

Rien ne peut justifier l’utilisation de la violence. Dans une période sociale marquée par une forte contestation de la loi Travail du gouvernement, il aurait été plus judicieux de rester dans un dialogue serein et apaisé pouvant même déboucher sur le report du Conseil municipal.

Avant l’arrivée des forces de l’ordre, nous nous sommes adressés aux militant-e-s, présent-e-s dans la salle, pour leur exprimer les convergences de vues que nous avons contre la loi Travail. Nous avons manifesté ensemble les 09 et 31 mars et les 9 et 28 avril pour réclamer le retrait du projet de loi « El-Khomri ». Dans la situation actuelle nous sommes convaincus qu’il y a plus que jamais besoin de construire des débouchés politiques aux revendications portées par le mouvement social.

Nous avons aussi expliqué que l’occupation de la Place de Jaude pouvait et devait se faire dans le respect du bien public et des clermontois. Nuit Debout a toute sa légitimité à Clermont-Ferrand comme ailleurs. Même si le mouvement est aujourd’hui traversé par des contradictions, il n’est peut-être qu’aux balbutiements d’un changement pouvant ouvrir les portes d’une vraie transformation sociale. Mais Nuit Debout ne pourra vivre et gagner en crédibilité dans l’ensemble de la population qu’en agissant dans le respect des instances démocratiques.

Enfin, Madame la Préfète du Puy-de-Dôme doit s’expliquer sur les violences policières observées dans les murs de la mairie de Clermont-Ferrand. L’Etat est le premier responsable ici comme à Nantes, Rennes ou Paris des débordements et des échauffourées filmés dans les manifestations ou les rassemblements tenus dans un esprit pacifique.

Nous appelons donc Madame la Préfète, et par conséquent L’État, à agir dans le respect des valeurs de la République.

Jean-Christophe CERVANTÈS
Président du groupe Communiste et républicain - Front de gauche

LES VIOLENCES POLICIERES EN VIDEO...

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